Mobilisation en Martinique

10 mars

L’attente est longue pour le retour à la normale dans l’île encore en proie au doute, pendant cette dernière ligne droite. Les artistes se préparent déjà à un grand meeting final où ils interviendront, probablement en fin de semaine.
Les membres de l’intersyndicale constituant le collectif du 5 février, assurent que les revendications de ces derniers jours correspondent à des points qui ont été évoquées dès le début des pourparlers, alors que le patronat et les responsables de collectivités ont paru découvrir seulement maintenant certaines exigences.
Malgré cela, les négociations vont bon train à la Préfecture de Martinique pour aboutir à un résultat sur les dossiers principaux, en dépit des difficultés sur les salaires alors que semble-t-il le dossier des produits devant subir des baisses est finalisé.
La pression est maintenue, les déclarations des grévistes et militants engagés sur les barrages confirment leur détermination à continuer le blocage des zones d’activité et des filières professionnelles tel que le tourisme, et s’il le faut à les renforcer. C’est dans la même logique que plusieurs mairies sont contraintes de fermer leurs bureaux et les écoles qui dépendent d’elles.
Tous les rouages ne sont pas encore huilés dans le fonctionnement de la Martinique, même si apparemment les rues recommencent à être animées, par exemple par les queues devant les boutiques et petits libre-services. G. Joachim-Arnaud disait même à la radio aujourd’hui que le collectif peut à la rigueur « envisager des mesures d’assouplissement pour soulager la population ». On avait déjà remarqué que les éleveurs n’ont pu franchir un barrage même en présence de la police pour déposer leurs bêtes à l’abattoir sans une signature et même la présence deM. Monrose président de l’association du collectif du 5 février.
Ainsi, d’une manière générale et cela s’est vérifié sur la durée et restera l’une des leçons de ce conflit, le rapport de force s’est immédiatement instauré en faveur des syndicalistes réunis qui sont parvenus à museler totalement les entreprises martiniquaises et institutions visées par leurs luttes. Dans le même esprit, l’organisation globale avec militants et sympathisants, a en fait, en Martinique comme en Guadeloupe obligé le gouvernement français à s’adapter à la situation selon leurs critères et même reculer dans certains cas.
Cela montre-t-il que dans le cadre français une nouvelle donne du fonctionnement de la société et donc de la démocratie aux Antilles (peut-être idem à la Réunion et en Guyane) est promise à un bel avenir, ou est-ce le prélude à une vague de fond qui ne semble pas à cette date devoir être affaiblie par développements judiciaires annoncés (enquête concernant Domota, plaintes de chefs d’entreprises, etc.).
Rechercher les conditions pour une nouvelle société, c’est aussi changer les comportements. la présence affirmée de l'Union des Femmes de la Martinique, ainsi que de plusieurs groupes de jeunes durant cette mobilisation montre que la volonté existe. Cela  sous-entend aussi la remise en question en profondeur du capitalisme classique, en se demandant s’il sera possible de parvenir à une voie intermédiaire, une sorte de compromis systémique. Par exemple, constatant que le conflit se nourrit de l’opposition séculaire entre salariés (du privé) et patronat qui vire en cas de crise à la confrontation directe, un problème se pose pour les nouveaux acteurs économiques. Compte tenu du peu de crédibilité de la doctrine de l’amélioration de l’emploi (embauche par les entreprises) en raison de la situation planétaire, les jeunes sans emploi, pour lesquels la société cherche des solutions devront créer des activités pour subsister (survivre) en évitant l’assistance.
Pour participer au développement, ils devront chercher des financements, du micro-crédit, des aides, et probablement en dehors de leur propre emploi embaucher un ou plusieurs salariés.
Comment seront-ils considérés puisqu’ils ne vont pas grossir les rangs des salariés. ? : comme des jeunes ayant réussi à s’insérer ou comme des entrepreneurs, même petits, qui ont pour vocation d’être des patrons  et de chercher la pérennité en jouant les règles du jeu. N’oublions pas que ce sont ces règles que nos meilleurs éléments apprennent dans les écoles de commerce, d’affaires et de gestion, afin de participer le moment venu à la prospérité de leur pays.



Le peuple est dans la rue

Défilés exceptionnels

La où cela se passe

Les jeunes mobilisés
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quelques conséquences

Les maires soutiennent

Les artistes se rencontrent

Moun La Kilti dans la rue
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les artistes s'impliquent en réalisant des évènements:


photos yv-mari seraline - reproduction interdite sans autorisation, il suffit de demander