12 mars
Bien que dès l’ouverture du site,
j’avais indiqué pour éviter une sorte de double emploi superflu dans
l’info, de
consulter directement le blog du collectif du 5 février pour connaître
leurs
avancées cette fin de conflit nous permet d’indiquer d’avoir une vision
globale
des principaux résultats aux revendications du Cdu0502, ou sinon en prévision de la
fin du travail de
commission qui se poursuivent encore.
Les annonces concernant la
réponse aux revendications principales du collectif sont tombées
L’accord sur
les familles de produits (400 articles) et sur les salaires est
finalisé, bien
que la demande initiale de 350 €
d’augmentation ait été un échec, puisque le total
final obtenu est de
200€ (comme pour la Guadeloupe, et vraisemblablement pour la réunion).
Par ailleurs, le résultat de certaines
commissions est connu. Il est
admis que
les banques vont donc assouplir leur position envers les clients qui
sont le
plus à la peine, mais sans protocole obligatoire pour l’ensemble des
établissements financiers. La réduction du coût des assurances selon le
cas,
sera de 5 à 10%. Les agriculteurs, très divisés, par la taille des
exploitations et les conceptions économiques, voire culturelles, sont
en voie
d’obtenir des réduction de 18 à 20% sur les intrants (produits
phytosanitaires,
engrais) au lieu des 45% initialement réclamés par l’aile dure des
syndicalistes du monde agricole. Le principe du double affichage des
produits
en libre service sera acté
Certains avantages ont été
obtenus pour les plus démunis concernant l’eau et l’énergie, mais les
résultats
se font attendre auprès des opérateurs de télécommunications, à tel
point que
ce jeudi 12 quelques mouvements d’humeur ont été constatés, plusieurs
boutiques
ayant été contraintes de fermer momentanément leurs portes en raison
d’interventions de militants du Cdu0502.
Par ailleurs, le titre de notre
support est explicite, et indépendamment de notre annonce de traiter
l’après
conflit, nous nous plaçons dans une vision caribéenne de mobilisation
pour
l’évolution de la société, martiniquaise, caribéenne, et que nous
continuerons
à rendre compte des mouvements spécifiques d’un intérêt général, qui ne
prendront pas d’ailleurs forcément la forme d’une grève générale.
En effet, selon nous la
mobilisation pour le développement est permanente dans la perspective
de
changements progressifs et profond. L’arrêt de la grève générale en
Martinique n’est
pas encore synonyme de cette mutation, car rien ne prouve que vont
disparaître
les comportement d’hyper consommation des martiniquais, les clivages
sociaux, les
disparités entre citoyens, et la diversité
des visions de l’avenir du pays.
S’agissant de luttes sociales,
notre logique avec ce site a été naturellement d’apporter l’éclairage
sur les
acteurs qui réclament l’amélioration de leur condition, mais aussi à
ceux qui,
recevant les doléances des salariés et autres catégories en souffrance,
doivent
expliquer leur position à ce sujet.
Ce ne sera pas choses faciles,
car selon la position occupée, l’idéologie semble commander la posture,
et la
confiance d ne règne pas entre les parties qui ont négocié durant ces 5
semaines.
C’est pourquoi les structures
autres que les syndicats et des analystes sont appelées à être
sollicitées pour
apporter leur point de vue sur les évènements qui se sont déroulés en
Martinique, voire en Guadeloupe.
Il me convient de rappeler que
dans cet esprit de participer à la réflexion pour un monde meilleur,
j’avais
participé activement à la réalisation du Forum Social Caribéen, qui
pris dans
une tumulte interne qui avait gêné son fonctionnement, ne laissait pas
apparaître clairement il y a 4 ans la mésentente persistante entre les
syndicats martiniquais qui semble n’être plus qu’un mauvais souvenir.
Le
collectif du 5 février s’appuie sur 2 ans de travail en
intersyndicale qui semble avoir porté ses
fruits (6 ans pour la Guadeloupe)s exprimés durant le conflit.
Les collectivités ont assuré le rôle de médiateur, à l’image
du Conseil Général et de la région, mais elles essaient aussi d’assurer
leurs
arrières. L’Etat doit encore de l’argent aux uns et aux autres, ce qui
doit
compenser au moins en partie les efforts financiers consentis par les
deux
assemblées. De plus les sénateurs obtiennent des résultats tangibles à
la chambre,
puisque par exemple l’amendement de Claude Lise, sénateur martiniquais
en vue
du versement d’une taxe prélevée sur les jeux de hasard au bénéfice des
collectivités des DOM a été accepté.
Il est vrai que pendant toute la durée de la grève générale,
le PMU (Martinique, N° 1 des joueurs sur le territoire français) et les
combats
de coqs (pits) pour lesquels on parie beaucoup d’argent, ont fonctionné
normalement...
Le peuple est dans la rue
|

Défilés exceptionnels |

La où cela se passe |

Les jeunes mobilisés |
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quelques conséquences |

Les maires soutiennent |

Les artistes se rencontrent |

Moun La Kilti dans la rue |
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| les
artistes s'impliquent en réalisant des évènements:
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Document
ACCORD
REGIONAL INTERPROFESSIONNEL SUR LES REMUNERATIONS
DES SALARIES DU SECTEUR PRIVE DE LA MARTINIQUE
Entre
les organisations soussignées :
D’une part, les organisations syndicales
regroupées dans le Collectif du 5 février2009, C.D.M.T.,
C.F.D.T., C.F.E-C.G.C., C.F.T.C., C.G.T.M, C.G.T.M.-F.S.M.,
C.S.T.M., F.O., S.M.B.E.F., S.N.U.I.P.P.,
S.U.D.P.T.T, U.G.T.M., U.N.S.A.
D’autre
part les organisations d’Employeurs
A.M.P.I.,
C.A.P.E.B., C.G.P.M.E,
Fédération du Tourisme de la Martinique,
F.D.S.E.A., M.E.D.E.F,
S.E.B.T.P.A.M., Z.I.L.E.A.,
Il est
convenu ce qui suit.
Préambule :
Dans
le cadre du mouvement social qui a
commencé le 5 février 2009, les parties soussignées se sont rencontrées
à
plusieurs reprises et ont conclu, le 3 mars 2009, un accord cadre
partiel sur
les salaires permettant la poursuite des discussions et la conclusion
du
présent accord.
Article
1 : Objet du présent accord
En
réponse aux revendications posées par
les organisations syndicales ci-dessus visées, les parties signataires
du
présent accord interprofessionnel conviennent du dispositif suivant
relatif aux
rémunérations.
Article
2 : Champ d’application
Les
dispositions du présent accord s’appliquent
sur l’ensemble du territoire de la Région Martinique pour tous les
employeurs
de droit privé.
Article
3 : Conditions d’attribution :
Tous
les salariés dont la rémunération
brute annuelle sur la base d’un emploi à temps plein au 31 Décembre
2008 est
inférieure ou égale à 1,4 Salaire Minimum Interprofessionnel de
Croissance
(SMIC) voient leur revenu mensuel augmenté de 200 euros net comme le
prévoit l’article
4 ci-dessous, à compter du premier mars 2009.
La rémunération sera exceptionnellement
appréciée, compte tenu des conditions d’attribution du Revenu de
Solidarité
Temporaire d’Activité (RSTA), en intégrant les éléments à caractère
salarial au
sens de l’article 242-1 du code de la sécurité sociale.
Les salariés à temps partiel bénéficient d’une
augmentation de leur revenu calculée au prorata du temps de travail.
Le SMIC pris en considération dans le
présent accord est celui fixé à la date du 1er
Juillet 2008. Pour l’application
des dispositions arrêtées ci-dessus, les salariés des entreprises
entrant dans
le champ d’application tel que défini à l’article 2 bénéficieront de la
contribution
de l’Etat et des Collectivités locales (Région et Département)
conformément aux
engagements respectifs de ces derniers.
Article
4 : Modalités d’attribution
La
contribution des employeurs, dite «
prime exceptionnelle de vie chère », se situe dans une fourchette
comprise
entre 30 et 100 euros, prime régie par la lettre du Premier Ministre du
20
Février 2009. En cas d’absence non justifiée, la « prime exceptionnelle
de vie
chère » à la charge de l’employeur sera versée au prorata du temps de
présence
dans le cadre de l’horaire collectif appliqué dans l’entreprise.
Le solde des 200 euros sera constitué par :
La
contribution du Conseil
Régional
La
contribution du Conseil
Général
La
contribution de l’Etat de
100 euros (Revenu Supplémentaire Temporaire d’Activités (RSTA)
conformément au
dispositif de financement annexé au présent accord.
Article
5 : Modalités de versement
La
part de l’employeur est versée
directement par l’entreprise et est exonérée des charges patronales et
salariales à l’exception de la CSG-CRDS.
L’Etat et les collectivités verseront leur
participation aux salariés, soit directement,soit par un tiers payant.
Toutefois, afin de tenir compte des
difficultés des entreprises suite à 4 semaines d’activité fortement
perturbée,
le premier paiement de la « prime exceptionnelle de vie chère »
couvrant la
période courue interviendra au 60ème jour au plus tard suivant la date
de
signature du protocole de fin de conflit.
Article
6 : Régime des salaires supérieurs
à 1,4 SMIC
Tous
les salariés dont la rémunération
brute annuelle sur la base d’un emploi à temps plein au 31 Décembre
2008
percevant un salaire mensuel supérieur à 1,4 SMIC et n’excédant pas 1,6
SMIC
bénéficieront, dans le cadre de négociation de branche ou d’entreprise,
d’une «
prime exceptionnelle de vie chère » d’un minimum de 4%.
Tous les salariés dont la rémunération
brute annuelle sur la base d’un emploi à temps plein au 31 Décembre
2008
percevant un salaire mensuel supérieur à 1,6 SMIC bénéficieront dans le
cadre
de négociation de branche ou d’entreprise d’une « prime exceptionnelle
de vie
chère » d’un minimum de 2%.
Les salariés de ces tranches de salaire
travaillant à temps partiel bénéficieront d’une augmentation de leur
revenu
calculée au prorata du temps de travail.
Ces négociations devront commencer dans les
30 jours suivants la signature du présent accord et devront être
conclues au 15
mai 2009 au plus tard avec effet au premier mars 2009.
Ces augmentations s’inscrivent dans le
cadre du dispositif visé par la lettre du Premier Ministre du 20
Février 2009.
Article
7 : Statut de l’augmentation
Les
parties conviennent que
la part versée par l’employeur sur la « prime exceptionnelle de vie
chère »
sera maintenue à l’issue de sa période d’attribution et constituera un
accessoire du salaire.
Les
partenaires sociaux
tiendront compte dans le cadre des négociations salariales de 2009,
2010 et
2011 des augmentations de revenus du présent accord
Article 8 : Commission Paritaire
de Suivi
de Contrôle et d’Interprétation : L’application
du
présent accord sera soumise à une Commission Paritaire de Suivi,
de
Contrôle et d’Interprétation composée paritairement de
représentants d’organisations
syndicales des salariés signataires et/ou adhérentes regroupées au
sein du
Collectif du 5 Février et de représentants des
organisations d’employeurs signataires
et/ou adhérentes et présidée alternativement par chacune des parties
selon
une périodicité semestrielle.
Cette
commission pourra siéger en présence
d’un représentant de la Direction du Travail, de l’Emploi et de la
Formation
Professionnelle, de la Direction des Impôts, des collectivités
départementale
et régionale qui n’auront pas voie délibérative.
Chaque organisation signataire pourra
saisir la commission en vue de vérifier si la part versée par un
employeur
répond aux critères définis par les Collectivités régionale et
départementale.
Les employeurs devront remettre directement ou par l’intermédiaire d’un
expert
comptable les documents justifiant la prise en compte des capacités
financières
de l’entreprise concernée. La direction des Impôts pourra transmettre
une
analyse à la commission. Les représentants des organisations
syndicales de salariés pourront avoir
recours à un expert de leur choix. Cette dernière émettra un avis sur
le
montant que l’employeur doit verser. Les membres de la commission
seront tenus
à une obligation de secret professionnel vis-à-vis des documents dont
ils
prendront connaissance à cette occasion. Afin de faciliter la
participation des
salariés aux négociations et aux réunions des
Instances paritaires ils bénéficieront :
-
Du
droit de s’absenter
de leur travail,
-
De la
compensation ou maintien de leurs rémunérations,
-
De
l’indemnisation
de leurs frais de déplacement.
La commission établira un règlement
intérieur sur son fonctionnement. Son secrétariat sera assuré par la
Direction
du Travail de l’Emploi et de la formation Professionnelle.
Article
9 : Adhésion
Toute
Organisation Syndicale représentative
de salariés ainsi que toute Organisation Patronale ou association
d’Employeurs
ou des employeurs pris individuellement peuvent adhérer au présent
accord dans
les conditions prévues par l’article L.2261-3 du code du travail.
Article
10 : Demande d’extension
Conformément
aux dispositions des articles
L.2261-15 et suivants du code du travail, les parties conviennent de
demander l’extension
du présent accord. La procédure sera engagée par l’organisation
signataire la
plus diligente.
Article
11 : Droit d’opposition
La
validité de cet accord est subordonnée à
l’absence d’opposition de la majorité des Organisations Syndicales de
salariés
représentatives dans son champ d’application. Ce droit est exprimé dans
les
conditions prévues à l’article L.2231-8 du code du travail.
Article
12 : Dispositions diverses
Par
la conclusion de cet accord
interprofessionnel, les Organisations signataires entendent agir pour
développer la négociation collective tant au niveau des branches que
des
entreprises. Dans les secteurs d’activité où la négociation collective
ou de
branche ne sont pas encore institutionnalisées, il est convenu que les
Organisations Patronales et les Organisations Syndicales des salariés
signataires du présent accord impulsent une démarche de négociation
destinée à
doter la Martinique d’accords de branche.
A défaut d’accord de branche, des accords d’entreprise
prévus à l’article 6 du présent accord pourront être négociés dans
chaque
entreprise, soit par les organisations syndicales représentatives au
sein de
chaque entreprise, soit par les élus du personnel, soit par un ou
plusieurs
salariés mandatés par toute
organisation syndicale signataire ou
adhérente au présent accord dans les entreprises dépourvues de Délégué
Syndical, y compris de moins de 11 salariés,dans les conditions de la
législation et réglementation en vigueur.
Article
13 : Date d’application
Le
présent accord prend effet au premier
mars 2009.
Article
14 : jours de grève.
Les
retenues pour jours de grève seront
calculées à partir du 5 février 2009 jusqu'au jour de la reprise
effective du
travail. Toutefois, chaque entreprise proposera des modalités
spécifiques de
traitement des dites retenues qui s’étaleront sur une période de 4 à 12
mois,
en accord avec les IRP ou à défaut avec les salariés concernés.
Article
15 : Durée d’application
Le
présent accord est conclu pour une durée
minimale de deux ans sous les modalités actuelles, sous la condition
suspensive
d’un accord des Collectivités locales et du vote conforme des
dispositions
législatives prévues par la lettre du Premier Ministre du 20 février
2009.
Article
16 : Sortie du dispositif public
Les
parties constatent l’incertitude
régnant sur le régime applicable aux salariés à l’expiration du
dispositif
public, ce qui justifie une réflexion collective sur la question ainsi
laissée
ouverte. Les signataires s’engagent, aux termes de la période de
validité de la
« prime exceptionnelle de vie chère » instaurée par le présent accord,
à
rechercher en Commission Paritaire, et avec la participation de l’Etat
et des
Collectivités locales, les solutions permettant de sauvegarder le
principe de l’amélioration
du pouvoir d’achat visé dans le présent accord.
Article
17 : Dépôt de l’accord
Après
l’expiration du délai d’opposition
visé à l’article 11, le présent accord sera déposé auprès des services
du
Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Solidarité, de la
Famille
et de la Ville.
Fait
à Fort de France le
Les
signataires
Sous
réserve de la connaissance et la mise
sous annexe du plan du financement signés par le
Conseil Général et le Conseil
Régional
C.D.M.T. C.A.P.E.B., C.F.D.T. C.G.P.M.E., C.F.E.-C.G.C.
F.M.T., C.F.T.C. F.D.S.E.A., C.G.T.M , M.E.D.E.F.,
C.G.T.M.-F.S.M. A.M.P.I., C.S.T.M.
S.E.P.T.P.A.M., F.O. Z.I.L.E.A., S.M.B.E.F., S.N.U.I.P.P.,
S.U.D.P.T.T., U.G.T.M.,
U.N.S.A.
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