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Aujourd’hui 11 mars, après plus d’un mois de mobilisation de conflits, le Collectif du 5 février, annonce que les conditions sont réunies pour un accord global de fin de conflit qui sera conclu samedi 21 à 12h. D’autres questions seront évidemment abordées dans les commissions. Le grand meeting de clôture de l’actuelle grève générale que nous avons annoncé hier aura donc lieu dans la soirée. L’ accord signé pour les produits sera mis en application dans 30 jours, et pour les salaires la mise en application c’est dans 2 mois environ. La communauté se réorganise lentement, de plus en plus, les établissements scolaires ouvrent leurs portes, ainsi que les mairies dont les agents sont convoqués dès le jeudi 12 à se présenter dans les services. Les socio-professionnels réintègrent normalement leurs zones. Après en avoir été empêchés dans la matinée matin, les professionnels tout comme l’entreprise de nettoyage ont démantelé principalement les barrages des zones de Jambette, Rivière-Roche, les Mangles, Acajou sur le territoire de Lamentin et de Fort-de-France. Certains chiffres ont commencé à circuler concernant l’état de l’économie. D’autres vont s’accumuler dans les prochains jours. Même si la livraison des conteneurs reprend progressivement, la CCIM déplore des pertes s’élevant à plus de 300.000 euros, les portiques du port ayant connu une baisse importante d' exploitation. Plusieurs catégories d’entreprises souffrent des conséquences de l'arrêt de leurs activités, puisque après le secteur de la banane, le tourisme, c’est par exemple le BTP, déjà mis à mal avant la grève qui s’apprête à affronter une catastrophe. Ce mercredi dans le cadre des discussions en commission, les petits agriculteurs de l’OPAM ont néanmoins exprimés une certaine confiance en l’avenir, malgré les problèmes de cette filière. Pour cela, ils réclament un certain nombre de dispositions pour leur garantir de meilleures conditions de distribution et de revenus, comme le double affichage des produits et d’autres dispositifs de régulation. A l'écoute de ce qui se passe à la R2union, les militants ont aussi les regards tournés aujourd'hui vers la Guadeloupe où le LKP dans son ensemble amplifie les propos de Elie Domota qui font l’objet d’une enquête de justice en reprenant à leur compte les termes exacts de leur porte-parole. Le lancement d’une pétition est prévu. L'épreuve de force continue donc, puisque la position des responsables du LKP constitue une contre-attaque frontale avec la justice français,e alors qu’en Martinique, seulement des tags anonymes anti-békés sont observés sur certains murs du pays.
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