21 mars Les manifestations du 19 mars à travers l’ hexagone ont rassemblé un nombre record de participants. De nombreux leaders ou porte-parole de partis de gauche et de syndicats portaient un autocollant « vive la lutte des travailleurs guadeloupéens », cela s’ajoutait notamment à des slogans et des banderoles en soutien au LPK. On aura remarqué que les leaders citent souvent l’action guadeloupéenne pour évoquer les développements de la mobilisation à venir. Cet hommage aux luttes sociales de la Guadeloupe associe sans doute celles de la Martinique compte tenu de la similarité des revendications et évènements de ces dernières semaines. Suite des évènements Il y a une semaine, le 14 mars, était annoncé l’accord de sortie de crise en Martinique. Durant la semaine, pourtant la situation a été un peu confuse, entre la mort annoncée de l’économie martiniquaise par de nombreux responsables économiques,et la fermeture effective d’entreprises pour diverses raisons et un solde de conflit qui a agité aussi bien la poste que le privé (chaîne de supermarchés, etc.). On annonce par ailleurs une grogne intense de la part des financeurs/actionnaires de la raffinerie SARA, ce qui laisse planer un doute sur la distribution du carburant dans les semaines à venir. Le projet des Etats Généraux des outremers mobilise la classe politique, le collectif du 5 février et des entités (SMDE, agenda 21, etc..) ou penseurs qui avaient réfléchi ou doivent se lancer dans ce chantier. Devant la catastrophe socio économique, l’essentiel sera non seulement de sauvegarder la force de travail du pays, y compris de créer de l’activité en dépit des prévisions ultra pessimistes, mais de trouver pour la Martinique la voie qui lui garantit la survie collective et son identité propre. Dans cet esprit Y. JEGO, dès la fin mars, puis le bataillon d’experts autour de M. Samuel, sous le contrôle permanent de N. Sarkozy, doivent venir préparer le terrain pour que ces discussions imposées bien que nécessaires soient utiles à tous en s’appuyant sur la LODEOM (*) pour l’enrichir ou la dépasser. Les contestations sur le fond ne sont pas nombreuses, mais les thèmes de discussion sont largement discutés par les divers interlocuteurs concernés. Dans le même temps, les consommateurs se découvrent l’âme de contrôleurs ou de détectives pour trouver la vérité dans le maquis des prix, la baisse n’étant pas encore effective, et durant ce vide juridique, les prix bougent, même si parfois cette situation peut ressembler à une psychose au-delà de la polémique. Le secteur touristique particulièrement perturbé avec l’annulation de nombreuses réservations et de la venue des navires de croisières, espère malgré tout des jours meilleurs . Le prochain salon du voyage sera l’occasion de tester le marché, en particulier celui des résidents qui pourraient améliorer les résultats durant la prochaine basse saison. ![]()
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Journée mondiale contre le racisme (Unesco)
Cette journée commémorative est là pour nous rappeler que le racisme n’est pas mort. L’OMDAC en tant que Club Unesco, membre de la fédération, a relayé la campagne de l’Unesco dans le cadre de la journée de lutte contre le racisme. Dans la mesure où l’association fait fonctionner l’unique manège traditionel de la Martinique « Chouval Bwa », les mercredis et samedis, ce 21 mars a été l’occasion d’intervenir à ce sujet. L’enclos du manège a été couvert de l’affiche officielle de textes relatifs aux divers déclarations et textes officiels relatives aux droits de l’homme et au racisme. La comédienne Dany Artus, le président de l’OMDAC, Yv-Mari Séraline, et Yves Dordonne, membre de la Ligue des Droits de l’ Homme ont lu quelques textes devant un public particulièrement attentif. Les enfants et jeunes étaient particulièrement ciblés, et chacun d’entre eux a reçu une réplique en petit format de l’affiche officielle. On connaît de la polémique suscitée par les propos racistes de M. Despointes dans le documentaire de Canal + puis de l’affaire judiciaire qui s’ensuit. Presqu’une aubaine pour l’autre camp, M Domota et d’autres personnes qui reproduisent ses propos peuvent encourir un procès en invoquant sensiblement les mêmes lois. Mais là, il y a des différences tellement évidentes entre les deux cas que la menace du tribunal pour le leader du LKP ressemble à un canular. Ce ne sont pas seuls épisodes du Palais de justice puisque la quinzaine de « casseurs » et autres agresseurs, notamment d’un grand patron local sont jugés très rapidement. Ce sera peut-être plus long pour les békés et autres socioprofessionnels qui ont déposé plainte contre x (!) soit pour des dégâts et agressions subies le 6 mars, soit pour le blocage des zones d’activités. ![]() ![]() ![]() |