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24 mars
Ce mardi, Y. Jego est de retour en Martinique, après un passage dans l’ Archipel Guadeloupéen. Il sera très probablement très attentif aux avancées des commissions mises en place à l’initiative du collectif du 5 février, ainsi qu’à la collecte des thémes en vue des Etats Généraux. Il y a fort à parier que des tiraillements soient observés à Fort-de-France, quand on sait que la fin u travail de certaines commissions est déjà reportée au 5 avril au lieu du 27 mars. Découvrira-t-on des positions aussi radicales que celles de E. Domota qui menace de ne pas participer aux EG de Guadeloupe. D’autres dossiers qui fâchent vont atterrir sur son bureau, comme celui de l’utilisation des terres en friches, en particulier détenues par les familles des groupes békés. C’est notamment le combat que mène Garcin Malsa et ses partisans depuis longtemps et ils se sont rappelés au bon souvenir de tous encore ce dernier week end. L’Economie Sociale Mais il reste encore un secteur dont on n’a pas beaucoup parlé durant les derniers évènements martiniquais, celui de l’économie sociale. Les associations de gestion d’établissements à vocation sociales, les associations intermédiaires, les entreprises d’insertions, les services à la personne,etc... Constitue un domaine d’activités indispensable à l’aconomie et au fonctionnement de la société. Certaines structures emploie 100, 200, 400 personnes (ADAPEI), et côtoient une myriade de petites structures, le dénominateur commun étant le non-profit, autant que la nécessité de pouvoir bénéficier de fonds publics, pour accomplir leur mission. La grève générale a affecté la mission de ce secteur vital pour le fonctionnement du pays, et pourvoyeur de nombreux emplois, qui pourrait être facilitée par les dispositions à prendre par les partenaires et institutions: banque, Sécurité Sociale, services de l’Etat, afin de permettre de régler le problème numéro un: celui de la Trésorerie. Faciliter l’accès au fond, réduire les délais de paiement, échelonner les dettes sociales et fiscales, constitue la liste des besoins urgents des structures de l’économie sociale, représentée par la CRESS (Chambre Régionale de L’Economie Sociale et Solidaire). La rencontre organisée ce lundi 23 au Parc Floral Aimé Césaire de Fort-de-France par le Président Ledoux avec les représentants des partenaires et interlocuteurs cités plus haut a permis des échanges très importants, mais aussi de dégager des idées et propositions pour les prochains Etats Généraux, en faveur d’une amélioration des conditions de fonctionnement et de développement de l’Economie Sociale en Martinique. Le Conseil Régional met en place un système de fond de garantie et d’aide aux entreprises en difficulté, l’URSSAF lance un moratoire sur les poursuites d’huissiers, permet une plus grande souplesse dans les échéanciers. N’oublions pas, en outre, que les associations sont des employeurs de droit privé et que l’accord salarial les concernent aussi. De belles discussions en perspectives pour trouver la méthode en vue d’augmenter des salaires, pour les responsables considérés finalement comme chef d’entreprise, alors que nos actions sont à buts non lucratifs et ne conduisent pas à la recherche de l’enrichissement. |
![]() Les spécialistes au chevet de l' Economie Sociale ![]() Le président de la CRESS, L-F. Ledoux et l'adjoint au Maire de Fort-de-France, R. Saint-Louis- Augustin. |